COVID 19

Nos dernières informations


Vous avez prévu une cure en 2021 ? Nous vous invitons à prendre connaissance dès maintenant des nouvelles mesures fixées par les autorités de santé pour l’accueil de nos curistes :

Assujettir l’entrée aux soins des curistes ne bénéficiant pas du schéma vaccinal complet à la production d’un test RT-PCR négatif de moins de 72 heures

Pour mémoire, un schéma vaccinal complet est défini par le HCSP (avis relatif à l’adaptation des conduites à tenir et des recommandations pour les personnes ayant bénéficié d’un schéma vaccinal complet contre le COVID-19 – 11 avril 2019) par :

  • deux injections à au moins 3-4 semaines d’intervalle pour un vaccin à ARNm avec un délai de 7 jours après la 2e injection ;
  • deux injections à au moins 9 à 12 semaines d’intervalle pour le vaccin commercialisé par AstraZeneca, avec un délai de 7 jours après la 2e injection ;
  • une seule injection du vaccin de Janssen avec un délai de 28 jours après l’injection ;
  • une seule injection 3 à 6 mois après une infection Covid-19 documentée (en dehors des cas particuliers).

 L’accès aux soins thermaux des personnes ne pouvant pas apporter la preuve d’un schéma vaccinal complet est conditionné par l’obligation de production auprès du médecin thermal du résultat négatif d’un test RT-PCR sur prélèvement nasopharyngé de moins de 72 heures. La présentation doit en être faite à l’occasion de la première consultation au cours de laquelle l’ordonnance de soins thermaux est délivrée. De façon dérogatoire et substitutive, dans le cas des enfants de moins 16 ans, la présentation d’un test RT-PCR sur prélèvement salivaire, réalisable en laboratoire, est admise.

Cette mesure pourra être levée en fonction d’une évolution favorable du taux d’incidence.

D’une façon générale, il appartient au médecin thermal de s’assurer lors de la première consultation que le curiste satisfait aux conditions visant à assurer sa propre sécurité sanitaire et celle de la collectivité des autres curistes et des personnels des établissements thermaux. Dans cette perspective, le médecin thermal pourra prendre tout type de disposition et assurer tout type contrôle en complément de celles mentionnées ci-avant.

La présentation de l’ordonnance de soins thermaux par le curiste sera considérée par l’établissement thermal comme étant libératoire de la vérification des dispositions susmentionnées.

 

Rappels sur les signes évocateurs de la COVID-19, ainsi que la notion de « personne à risque » :

Signes cliniques d’orientation diagnostique de la  COVID-19 – actualisation de l’avis HCSP du 01/05/2020

Outre les signes classiques d’infection respiratoire tels que la toux, la fièvre et la dyspnée, d’autres symptômes peuvent constituer des éléments d’orientation.

Ainsi la survenue brutale et inexpliquée d’une asthénie, de myalgies, de céphalées, ou l’apparition de maux de gorge, d’une anosmie ou d’une agueusie, sont évocateurs de Covid-19 en période épidémique.

Chez l’enfant, le diagnostic peut être évoqué devant l’apparition brutale des symptômes précédemment décrits, d’une diarrhée ou d’une fièvre isolée.

Chez le sujet âgé, la survenue ou l’aggravation brutale de troubles de la conscience, de chutes ou encore d’une altération de l’état général doivent inciter à évoquer le diagnostic.

Enfin plus rarement ont été décrits des signes neurologiques ou cardiovasculaires, qui sont plus des complications que des manifestations précoces de l’infection par SARS-CoV-2.

Des études observationnelles privilégiées ainsi que des travaux de modélisation ont montré que l’infection peut être asymptomatique ou pauci-symptomatique (entraînant pas ou peu de manifestations cliniques) chez 30 à 60 % des sujets infectés. En conséquence, si la présence de l’un au moins des symptômes doit alerter, leur absence ne doit pas être source de laxisme dans l’application des mesures barrières.

Notion de personne à risque de forme grave

Tableau dérivé de l’avis du HCST du 29 octobre 2020 « Actualisation de l’avis relatif aux personnes à risque de forme grave de Covid-19 et aux mesures barrières spécifiques à ces publics ».

La liste des personnes considérées à risque de développer une forme grave de Covid-19

comporte les pathologies et situations suivantes :

 

– âge ≥ 65 ans ;

– pathologies cardio-vasculaires : hypertension artérielle (HTA) compliquée (avec complications cardiaques, rénales et vasculo-cérébrales), antécédent d’accident vasculaire cérébral, antécédent de coronopathie, antécédent de chirurgie cardiaque, insuffisance cardiaque stade NYHA III ou IV ;

– diabète non équilibré ou compliqué ;

– pathologies respiratoires chroniques susceptibles de décompenser lors d’une infection virale : broncho pneumopathie obstructive, asthme sévère, fibrose pulmonaire, syndrome d’apnées du sommeil, mucoviscidose notamment ;

– insuffisance rénale chronique dialysée ;

– obésité avec indice de masse corporelle (IMC) ≥ 30 ;

– cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;

– cirrhose au stade B du score de Child Pugh au moins ;

– immunodépression congénitale ou acquise ;

– syndrome drépanocytaire majeur ou antécédent de splénectomie ;

– maladies du motoneurone, myasthénie grave, sclérose en plaques, maladie de Parkinson, paralysie cérébrale, quadriplégie ou hémiplégie, tumeur maligne primitive cérébrale, maladie cérébelleuse progressive.

 

Situations ou pathologies avec sur-risque significatif (HR > 1 et ≤ 3)

– âge de 60 à 69 ans ;

– sexe masculin ;

– obésité (IMC ≥ 35 kg/m²) ;

– déprivation matérielle ;

– plusieurs comorbidités ;

– diabète avec HbA1c ≥ 58 mmol mol-1 ;

– pathologies entraînant une immunodépression ;

– cancer des voies respiratoires ou autres cancers solides de diagnostic datant de moins de 5 ans ;

– hémopathies malignes y compris si le diagnostic date de plus de 5 ans ;

– chimiothérapie grade A ;

– radiothérapie dans les 6 mois précédents ;

– insuffisance rénale stade 3 à 5 (risque plus élevé si stade plus élevé) ;

– maladies neurologiques autres qu’AVC dont épilepsie ;

– BPCO, Hypertension artérielle pulmonaire, asthme nécessitant la prise de corticoïdes inhalés ;

– insuffisance cardiaque, artériopathies périphériques, fibrillation auriculaire ;

– maladie thrombo-embolique ;

– fracture ostéoporotique (hanche, rachis, poignet, humérus) ;

– troubles de l’apprentissage ;

– cirrhose du foie (sans définition du stade) ;

– polyarthrite rhumatoïde, lupus systémique, psoriasis .

 

Situations ou pathologies avec sur-risque significatif élevé (HR > 3 et ≤ 5)

– diabète de type 1 ;

– drépanocytose ;

– déficit immunitaire combiné sévère ;

– insuffisance rénale stade 5 avec dialyse.

 

Situations ou pathologies avec sur-risque significatif très élevé (HR > 5)

– âge ≥ 70 ans ;

– syndrome  de Down (trisomie 21) ;

– greffe de cellules souches ;

– chimiothérapie grade B et C ;

– insuffisance rénale stade 5, ou greffée ;

– syndromes démentiels ;

– paralysie cérébrale.

 

Ces pathologies ou états ne constituent pas une contre-indication absolue à la pratique de la cure thermale dans le contexte de la crise sanitaire. Le médecin prescripteur puis le médecin thermal évalueront le rapport bénéfice/risque du traitement thermal au vu notamment du degré de stabilité de la compensation de la pathologie. Cette liste sera mise à jour en fonction de l’évolution des connaissances.